Mettre en avant les récits de migration : retour sur la projection-débat du film « Sankofas » au Musée du Quai Branly du 16 avril 2026

Organisée dans le cadre du projet « ODDyssée, les migrations font bouger le monde », cofinancé par l’Agence Française de Développement, cette soirée, co-organisée avec le Musée du Quai Branly, a permis de réunir près de 100 personnes venues pour écouter et échanger, à la recherche d’une compréhension véritablement humaine des parcours de migration.

La projection du film « Sankofas » a ému la salle. Dans la culture Akan d’Afrique de l’Ouest, le Sankofa est un oiseau qui avance en gardant la tête tournée en arrière. Il incarne l’importance de regarder le passé afin d’en tirer des enseignements pour aller de l’avant. Il souligne l’importance de la mémoire, de l’histoire et des traditions pour façonner l’avenir. Ce documentaire de Camille Saiseau produit par le Grdr donne la parole à des personnes ayant vécu une expérience migratoire qui nous expliquent ce qui les a poussées à partir, le trajet, les choix qu’il a fallu faire, l’intégration, les solidarités qu’elles ont croisées…

Pour ce documentaire, Camille Saisseau, a choisi de donner la parole à 25 hommes et femmes ayant traversé une expérience migratoire entre l’Afrique de l’Ouest, la Mauritanie et la France. Le film retrace leurs motivations, leurs itinéraires, les solidarités rencontrées, les obstacles traversés (qui testent la force des rêves) et la manière dont ils reconstruisent leur vie dans un nouvel environnement. L’immigration, c’est des milliers, des millions d’histoires individuelles différentes, des belles histoires mais aussi des drames et des échecs. Quatre des personnes interviewées étaient présentes, soulignant que ce film les avait aidés à parler à cœur ouvert : « Pour que le regard des autres sur nous change, on doit changer notre perception de nous-mêmes »

© Olivier LE MASSON – Grdr

La soirée a donné ensuite l’occasion de prendre contact avec trois initiateurs de programmes consacrées aux récits des migrations et de débattre de la manière de mieux les rendre visibles et audibles dans l’espace public.

Plusieurs témoignages soulignent l’utilité de ces récits pour créer un dialogue entre générations au sein des familles, où les seniors ne se confient pas aisément sur leurs parcours, comme pour informer des acteurs de services sociaux ou scolaires pour écouter les parcours de vie qu’ils n’ont pas toujours le temps d’entendre dans leur activité. « Il faut encourager ce genre d’initiatives ». « Ce genre d’évènement du Grdr permet de progresser »

Audrey Lenoël, chercheuse associée à l’Institut Convergences Migration partage également son expérience des récits tout en soulignant que les travaux d’étude statistique et économique étaient par ailleurs indispensables pour contrer les discours erronés qui dominent malheureusement les débats en France sur les migrations.

© Olivier LE MASSON – Grdr

Une soirée vraiment très riche, très humaine, donnant corps à l’engagement du Grdr de mettre en valeur les doubles espaces de vie des personnes dont les vies sont ancrées dans plusieurs territoires.

Le film « Sankofas » est produit par le Grdr dans le cadre du programme « Opportunities » financé par l’Union européenne. Le Grdr y a pris sa part aux côtés de 13 partenaires, universités et ONG, actifs dans 7 pays européens  et 3 pays africains. 

Agir contre la discrimination : retour sur la journée organisée par le Grdr du 21 mars 2026 à Lille

Chaque année, le 21 mars, la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale est célébrée.

Selon la Convention internationale, la discrimination raciale désigne toute distinction, exclusion, restriction ou préférence fondée sur la race, la couleur, l’ascendance ou l’origine nationale ou ethnique. Elle a pour but ou pour effet de limiter la reconnaissance et l’exercice, dans des conditions d’égalité, des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Malheureusement, la discrimination raciale est encore présente dans la plupart des sociétés.

Les personnes d’origine étrangère sont plus exposées au chômage, à la précarité sociale et à un état de santé plus dégradé. Les études officielles et de nombreux rapports publics confirment l’ampleur de ces discriminations dans la société française.

Selon le Défenseur des droits, Enquête sur les discriminations dans l’accès au logement, 2017 « les individus portant un nom à consonance arabe ou africaine ont respectivement 27 % et 31 % de probabilités en moins d’obtenir une première rencontre avec un bailleur privé. »

Selon le Défenseur des droits (2025) « 39 % des personnes perçues comme noires, arabes ou maghrébines déclarent avoir été contrôlées au moins une fois au cours des cinq dernières années, contre 23 % des personnes perçues comme exclusivement blanches. »

« Selon l’Insee, les immigrés sont moins présents dans la fonctio publique : 6 % des immigrés en emploi y travaillent, contre 13 % pour l’ensemble de la population. ». Depuis 2002, le Conseil économique et social (CESE) a noté que de nombreux jeunes issus de l’immigration étaient exclus des divers domaines d’intégration sociale, économique et culturelle.

Les conséquences du racisme sur la santé mentale et physique sont profondes : isolement, anxiété, dépression… Les préjugés raciaux peuvent également influencer la prise en charge médicale, conduisant parfois à des pratiques discriminatoires, comme le soi-disant « syndrome méditerranéen », est un préjugé raciste qui suppose que les individus d’origine étrangère, notamment les femmes noires et arabes, sont enclins à amplifier ou feindre la douleur et les symptômes qu’ils éprouvent.

Face à l’ampleur de ce problème, le Grdr Hauts-de-France réaffirme son engagement dans la lutte contre le racisme et la xénophobie sous toutes leurs formes. À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale, le Grdr, en partenariat avec Le café Moulinette basé à Lille, a mis en place le 21 mars 2026 à Lille une série d’ateliers et d’activités interactives. L’objectif de ces activités étaient de renforcer le vivre-ensemble et freiner la montée des comportements discriminatoires.

Le déroulé de la journée

  • Matin : Atelier-quiz « Préjugé ? Stéréotype ? Discrimination ? »

Nous avons proposé une animation autour des notions clés liées à la discrimination. Si ce terme est largement utilisé, les différences entre stéréotypes, préjugés et discriminations restent souvent floues. L’objectif était donc d’en donner des définitions simples et accessibles, afin de mieux les identifier dans la vie quotidienne et de favoriser une prise de recul sur nos propres représentations.

En parallèle, des ordinateurs étaient mis à disposition d’autres participants pour découvrir le serious game D²IMIG. Ce jeu en ligne permet de mieux comprendre les réalités migratoires et de déconstruire certaines idées reçues. Les participants y incarnent un personnage, prennent des décisions et découvrent les conséquences de leurs choix.

👉 Découvrir le serious game : https://lesmigrationsfontbougerlemonde.com/ateliers-oddyssee/serious-game/

  • Après-midi : Participa City

L’après-midi s’est poursuivie avec un exercice de simulation visant à identifier les micro-agressions et les discriminations raciales du quotidien. Les participants ont incarné différents rôles, se retrouvant tour à tour en position de subir ou d’exercer des discriminations. Cette mise en situation leur a permis de mieux comprendre les mécanismes du racisme et de réfléchir à leur rôle en tant qu’acteurs d’une société plus inclusive.

👉 En savoir plus sur le projet : https://participa-city.eu/

Création des outils de suivi-évaluation (S&E) du projet MEETT 

MEETT, qu’est ce que c’est? 

Le Grdr, aux côtés de quatre acteurs européens, se rassemblent autour d’un objectif de structuration et d’harmonisation de nos pratiques en matière de suivi-évaluation des effets de l’éducation aux migrations. Nous travaillons à développer des outils de suivi et d’évaluation (S&E) adaptés aux différents contextes et typologies d’actions en matière d’éducation aux migrations afin de démontrer, grâce à de nombreux autres acteurs éducatifs et/ou culturels mobilisés avec nous, nos impacts tangibles sur la cohésion sociale.

Se former collectivement aux enjeux et méthodes du suivi-évaluation et de la mesure d’impact. Un processus collectif complexe qui permet d’aboutir à des premières expérimentations. 

Comment évaluer ce que l’on cherche à transformer ? C’est la question à laquelle les partenaires du projet MEETT ont commencé à répondre collectivement en 2025.

En début d’année 2025, le consortium d’acteurs européens engagés dans le projet – e-graine (FR), GRDR (FR), Asinitas (IT), Medeber Teatro (MET) et eACNUR (ES) – a posé – ce qui depuis est et sera – l’objectif commun et fondamental poursuivi au travers de nos projets d’éducation aux migrations : 

“L’éducation aux migrations vise à créer de nouveaux récits et favoriser le dialogue sur les migrations par le développement de communautés perméables.”.

À partir de là, l’enjeu partagé était de pouvoir concevoir des outils capables d’évaluer ce que nous cherchons réellement à transformer. Pour y répondre, les partenaires du consortium ont suivi une formation sur le suivi-évaluation, animée par Valérie Darnaudet, experte en S&E. L’objectif : acquérir un socle commun de connaissances sur les définitions, enjeux, méthodes et outils.

Cette étape a permis de poser un socle commun et d’arriver à une lecture partagée de nos impacts — condition indispensable pour agir collectivement  Le travail qui a suivi nous a permis de valider les catégories d’effets, effets et sous-effets que nous souhaitons observer et évaluer, ce qui constitue une première étape majeure : elle reflète notre capacité à construire une approche partagée, malgré la diversité des actions, publics et contextes d’intervention.

Une rencontre transnationale favorisant l’idéation d’un kit d’outils de S&E

La rencontre transnationale organisée à Rome en septembre a permis de structurer ces premières avancées. Les partenaires se sont accordés sur les bases d’un cadre commun de suivi et d’évaluation, en lien avec les objectifs de transformation sociale du projet. 

Un consensus fort a rapidement émergé : plutôt que de créer un outil unique, nous avons plutôt choisi de développer une mallette d’outils de S&E, plus adaptée à la diversité des effets à suivre et des contextes d’action de chacune des organisations partenaires. Cinq idées d’outils ont commencé à voir le jour et être testées auprès de volontaires du Service Civique de l’association accueillante Asinitas, permettant la création des premiers brouillons.

La conception s’est faite par itérations, avec de nombreux échanges entre partenaires pour préciser les usages et les consignes.

Des intentions et scénarios pédagogiques à une mallette d’outils à l’identitée visuelle affirmée :  la parole à Capucine

En parallèle, un travail de qualité a été engagé avec Capucine Barbaud (@caps.illustration), illustratrice engagée pour l’Humain et la Nature – responsable de proposer des supports ergonomiques, esthétiques et durables, afin que nos outils soient accessibles, intuitifs et facilement mobilisables par nous et nos communautés de pratique.

Capucine accompagne des structures alignées sur ses valeurs : associations, entreprises ESUS ou écoles porteuses de projets à impact. Elle partage ici son expérience de création pour le projet MEETT.

Merci à elle de s’être prêtée au jeu de cet interview ! 

Quelle a été ta motivation pour travailler sur le projet MEETT ? 

“J’ai tout de suite été enthousiaste à l’idée de collaborer avec e-graine sur le projet MEETT, qui s’inscrivait pleinement dans ma pratique : concevoir des outils graphiques à fort impact, accessibles à tou·tes, au service d’une démarche collective et coopérative.
Cette mallette de suivi-évaluation autour des migrations et de la cohésion sociale rejoignait mon intérêt pour les dispositifs pédagogiques engagés, à la croisée du graphisme, de la transmission et de l’éducation populaire.”

Quel a été ton chemin de création? 

“Ma démarche repose sur une création collaborative impliquant des sessions de travail partagées pour co-construire la mallette MEETT.
Nous avons d’abord mené une session d’idéation avec l’équipe d’E-Graine pour clarifier les usages et contraintes des outils. J’ai proposé des premières pistes graphiques et techniques, pensées pour être accessibles et à faible impact environnemental. (…) Forte de mon expérience dans le secteur adapté et de mon vécu personnel autour du handicap, j’ai veillé à faire de l’accessibilité un pilier du projet, aussi bien dans les outils que dans la méthode de travail. Les choix graphiques et éditoriaux visent un langage commun, souple et modulaire, permettant des adaptations locales selon les contextes et publics.”

Comment se passe l’expérience? 

“Sur le plan humain, je suis très heureuse de faire équipe avec Roxane et Coline d’e-graine et les autres partenaires,, avec qui je partage des valeurs communes, une vraie écoute, une adaptabilité mutuelle et une confiance réciproque dans nos compétences.

Sur le plan du projet, c’est un vrai challenge : un dispositif complexe, avec beaucoup d’éléments et des outils ayant chacun leur caractère et leur fonctionnement, ce qui n’a pas été simple à harmoniser graphiquement au départ.
Aujourd’hui, les outils sont en phase de test, dans une version encore « brouillon » mais presque finalisée, et j’ai hâte de les finaliser… et peut-être même de les tester en réel.”

Merci à Capucine pour la qualité de son travail et ses propositions graphiques toujours très pertinentes, alignées et en phase avec les valeurs du projet.

Une expérimentation en cours permettant d’évaluer la pertinence et le fonctionnement de nos outils. 

Les outils sont actuellement en phase de test grâce à la mobilisation de communautés de pratiques européennes dans chacun des pays partenaires du projet. 

Cette phase va permettre de récolter des observations et recommandations sur leurs usages au réel et de tirer une analyse des premiers résultats récoltés afin de retravailler  les outils et les finaliser dans une perspective de diffusion (prévue à l’été 2027).

Pour accompagner cette étape, une formation a été organisée pour toutes les organisations membres des CPN, afin qu’ils et elles s’approprient les outils et contribuent activement à l’expérimentation. 

Mais n’allons pas trop vite! Nous vous en dirons plus dans un prochain article !

Financé par l’Union européenne. Les points de vue et avis exprimés n’engagent toutefois que leur(s) auteur(s) et ne reflètent pas nécessairement ceux de l’Union européenne ou de l’Agence exécutive européenne pour l’éducation et la culture (EACEA). Ni l’Union européenne ni l’EACEA ne sauraient en être tenues pour responsables.

Le Grdr s’équipe d’un nouvel outil pédagogique innovant pour comprendre les interactions entre climat et migrations.

Dans un contexte marqué par une attention croissante portée aux enjeux liés aux migrations, le Grdr continue son engagement à former et à sensibiliser des publics divers à la déconstruction des idées reçues sur les migrations ainsi qu’à valoriser les migrations comme levier de développement durable.

Dans la nouvelle phase du projet (2024-2027), l’objectif était de développer un outil innovant afin de sensibiliser aux enjeux climatiques en lien avec les migrations. Dans ce cadre, l’équipe ODDyssée propose un outil pédagogique interactif permettant de mieux comprendre les liens entre changements climatiques et mobilités humaines. Les personnes participantes sont invitées à prendre part à une simulation de cellule de crise interministérielle, à incarner différents rôles et à réfléchir collectivement à des solutions face à l’urgence climatique, notamment grâce à la fresque du climat et des migrations.

Objectifs pédagogiques de l’outil :

  • Comprendre les liens entre changements climatiques et migrations
  • Identifier les facteurs des migrations climatiques
  • Sensibiliser aux enjeux juridiques liés aux migrations climatiques
  • Déconstruire les préjugés sur les migrations climatiques

Le Grdr met également en lumière ce travail dans un article publié dans la revue Mondes & Migrations (numéro 1351, 2025), qui s’inscrit dans la thématique climat et migration. Cet article présente le projet ODDyssée et l’outil « L’ODDyssée du climat et des migrations », afin de partager ses objectifs et les enjeux pédagogiques qu’il soulève.

Retrouvez l’article complet ici : L’ODDyssée du climat et des migrations

L’outil « L’ODDyssée du climat et des migrations » bénéficie également d’une belle visibilité dans l’exposition « Migrations et climat, comment habiter notre monde ? », présentée au Palais de la Porte Dorée à Paris du 15 octobre 2025 au 5 avril 2026, dans l’espace médiation dédié à l’engagement.

 

« Destination Europe » et « D²IMIG » : deux ressources complémentaires pour comprendre les dynamiques migratoires en Europe

Depuis 2020, en Europe comme en France, les discours trompeurs sur les migrations favorisant une vision négative des phénomènes migratoires se sont renforcés ces dernières années.Cette surreprésentation du sujet dans les débats politiques et médiatiques a exacerbé des tensions, favorisant les amalgames, stéréotypes et idées reçues sur les migrations. Aujourd’hui, la situation est telle que « près de 8 Français sur 10 considèrent qu’il est difficile d’avoir un débat serein aujourd’hui sur le sujet, et près d’un sur deux évite d’en parler avec son entourage » (Destin Commun). Il devient donc urgent de comprendre les phénomènes migratoires, en France comme en Europe, afin que les idées reçues sur les personnes migrantes et les migrations cessent d’être véhiculées, et que les débats redeviennent apaisés.

C’est dans cet esprit que s’inscrivent le projet D²IMIG, porté par le Grdr et ses partenaires européens (Ligue de l’Enseignement [FR], Cospe [IT] et Consultoría de Innovación Social [ES]), et l’outil éducatif Destination Europe, développé dans le cadre du Réseau Européen des Migrations (REM). Leur objectif commun : faciliter la compréhension des politiques migratoires européennes et favoriser des débats informés, équilibrés et constructifs au sein de l’Union européenne.

D²IMIG : un projet européen visant à promouvoir le dialogue autour de la diversité, de l’inclusion et des questions migratoires, tout en renforçant les opportunités d’apprentissage pour les adultes

D²IMIG est un projet financé par le programme Erasmus+ qui a pour objectif de réduire les stéréotypes et les idées reçues sur les personnes migrantes auprès des citoyens européens. Pour cela, le projet s’articule autour de trois axes : créer des outils pédagogiques pour prendre du recul et mieux comprendre les migrations, sensibiliser aux stéréotypes sur la migration pour mieux les déconstruire, promouvoir l’inclusion et la diversité dans les pays du projet. Le projet D²IMIG propose ainsi divers outils :

  • 3 guides pratiques destinés aux professionnels de l’éducation, du travail social et des médias pour déconstruire les idées reçues sur les migrations et intégrer une approche interculturelle, aussi bien dans la vie privée que professionnelle ;
  • Une formation – en présentiel et en format numérique MOOC – qui permet d’en savoir plus sur les migrations, leur contexte, leur histoire, les préjugés et les stéréotypes qui les entourent, ainsi que leurs avantages et les défis qu’elles représentent.
  • Un Serious Game en ligne qui permet aux joueurs et joueuses de se mettre dans la peau d’une migrante ou d’un migrant non européen qui immigre en France, en Italie ou en Espagne.

L’objectif du Grdr et de ses partenaires européens avec le projet D²IMIG est donc d’offrir une expérience de formation interactive et intuitive, invitant à réfléchir aux enjeux migratoires en Europe et, à terme, à favoriser le vivre-ensemble et la cohésion sociale dans l’Union européenne.  

« Destination Europe » : un outil immersif pour comprendre les effets des décisions politiques sur les politiques migratoires

Le jeu de rôle éducatif « Destination Europe », conçu par le Réseau Européen des Migrations (REM), est un outil immersif permettant aux participant.es de comprendre la complexité des processus décisionnels aux niveaux européen, national et local.

En leur faisant explorer différents scénarios, il met en lumière les répercussions potentielles des choix politiques en matière de migration, d’asile et d’intégration, tant sur les différentes catégories de personnes migrantes que sur l’opinion publique des pays de l’UE où ces personnes s’installent.

Cet outil permet d’appréhender les notions et enjeux complexes liés aux migrations par des discussions constructives et nuancées.

Une conviction commune : le savoir c’est le pouvoir !

Dans la lignée de l’Education à la citoyenneté et à la solidarité internationale, le Grdr et le REM ont créé ces outils dans le but d’informer le plus grand nombre sur les réalités migratoires en Europe, afin que les citoyens et citoyennes comprennent aussi clairement que possible les enjeux liés aux migrations et ce que vivent les personnes migrantes, pour que in fine ils et elles puissent agir et faire des choix éclairés

Ressources et contacts utiles

Grdr – D²IMIG

REM – Destination Europe

👉 Site du projet D²IMIG

📧 Contacter l’équipe du Grdr : grdrfranceecsi@gmail.com

En région Centre-Val-de-Loire : l’année 2025 a été marquée par le déploiement des form’actions !

En région Centre-Val-de-Loire : l’année 2025 a été marquée par le déploiement des form’actions !

Pour déployer le projet ODDyssée en Région Centre-Val-de-Loire, nouveau soutien du programme « ODDyssée 2 : les migrations font bouger le monde ! » depuis 2024, trois sessions de formation ont été organisées depuis le début d’années 2025 : une à Bourges et deux à Orléans.

Co-organisées par le Conseil régional Centre-Val-de-Loire, Centraider et le Grdr, ces formations illustrent parfaitement notre engagement mutuel à proposer des sessions riches en contenus, en échanges et en déconstruction des idées reçues. Chaque session a rassemblé une vingtaine de personnes, composée d’agents, d’élus locaux et de membres d’associations.

Le programme de ces formations est à chaque fois défini selon les profils, les attentes et les besoins manifestés en amont par les participant·es. Voici un exemple de déroulé proposé à destination de personnes qui souhaiteraient avoir davantage de compréhension sur les enjeux de migration et de développement :

  • Les mots des migrations, pour (re)découvrir le sens des différents termes du champ lexical des migrations, afin d’affiner notre compréhension commune ;
  • Débat mouvant sur les migrations, pour identifier et déconstruire de manière ludique les principales idées reçues liées aux migrations ;
  • ODD et migrations, pour comprendre les articulations entre migrations et développement, et discerner les opportunités et les défis que représentent les migrations ;
  • Médias et migrations, pour mesurer l’impact des médias dans les représentations liées aux migrations ;
  • Présentation de ressources, pour repartir outillé·e et prêt·e à sensibiliser à son tour. 

En fonction des envies et des appétences, d’autres modules de formation peuvent être dispensés (voir plaquette de formation).

Toute l’équipe ODDyssée remercie le Conseil régional Centre-Val de Loire pour son soutien, ainsi que Centraider pour son appui dans la mobilisation d’acteurs et d’actrices.

Vous souhaitez participer à une formation ou obtenir plus d’informations ?

Rendez-vous sur l’onglet Formations et n’hésitez pas à nous contacter.

Le Projet You(th) CARE for change

Financé dans le cadre du programme EU DEAR (Development Education and Awareness-Raising, www.dearprogramme.eu), le projet YOU(th) CARE est un projet collectif impliquant 8 pays européens (Italie #COSPE #GIOSEF, France #Grdr, Espagne #RIPESS, Belgique #HREYN et #Media Diversity Institute Global, République tchèque #RIPESS, Luxembourg #RIPESS, Grèce #MIO-ECSDE et Hongrie #FEKETE) et 4 pays tiers (Serbie #Media Diversity Institute, Albanie #COSPE, Tunisie #COSPE et Maroc #Organisation des Jeunes Africains). Ce projet de 3 ans (2024-2027) vise à accompagner les jeunes et leurs initiatives et engagements citoyens pour faire face aux multiples crises qui affectent leurs territoires, la communauté mondiale et la planète entière.

Une première activité (lancée depuis avril 2024) de cartographie des acteurs de la jeunesse à travers un questionnaire et des entretiens en focus group nous permettra d’identifier les OSC, OSIM, ONG, Junior Associations, centres sociaux, groupes, mouvements et initiatives dirigés par des jeunes et orientés vers la transition socio-écologique, promouvant l’inclusion, l’approche interculturelle et le dialogue intergénérationnel, la diversité, la citoyenneté mondiale, et l’équité des genres, et de mieux valoriser l’engagement de la jeunesse.

À partir de juillet 2024 et pendant toute la période du projet, jusqu’en hiver 2027: Des temps d’échanges de pratiques, d’histoires personnelles, de témoignages et d’outils de sensibilisation seront organisés en ligne et en présentiel, pour et entre initiatives de jeunes pour partager entre eux et avec les autres initiaitves euro-méditerranéennes, leurs expériences et le concept du #CARE. Des modules de formation, des documents pertinents et des outils de sensibilisation seront mis à leur disposition grâce au Campus en ligne YOU(th) CARE, aidant les jeunes, les membres d’organisations de jeunesse, les groupes communautaires, les éducateurs, les militants de la société civile et les représentants du public à mieux connaître l’approche Global CARE et à acquérir des compétences clés pour faire face à la complexité et au changement dans le monde.

Qu’est-ce que le CARE :

Le concept du » Care » (=soin) place les soins au cœur des débats de notre crise actuelle : depuis les soins intimes-garde d’enfants, soins de santé, soins aux personnes âgées-jusqu’aux soins du monde naturel.

Nous vivons dans un monde ou nous dependons tous les uns des autres, et ce n’est qu’en entretenant ces interdependances que nous pourrons cultiver un monde dans lequel chacun d’entre nous peut non seulement vivre mais prosperer. Une sociéte du « care », selon le mot anglais, que l’on pourrait traduire par le « soin mutuel », c’est une société qui prend soin de vous d’un part, et de l’autre part une société où vous devez aussi prendre soin des autres et de la societé, de la planète.

En parallèle, à partir de septembre 2024  : une méthodologie participative favoriserala co-construction avec eux  “d’agendas de jeunesse” définissant leurs priorités d’actions pour avoir un impact durable et l’élaboration collective d’outils de pensée critiquegarantissant que la société et les décideurs écoutent davantage les opinions et les besoins des jeunes.

Ces agendas de jeunesse, (1 par pays partenaire) serviront de boussole pour les initiatives de jeunes impliquées dans la communauté CARE pour les prochaines années, et permetteront de co-élaborer avec eux les règlements d’appels à projets à venir pour soutenir financièrement les actions qu’ils considèrent prioritaires.

A partir d’octobre 2024, donc, sur la base des priorités définies à travers les  Agendas de jeunesse CARE développés par les jeunes pour chaque pays, la communauté CARE développera 3 appels à projets, selon 3 axes principaux comprenant de manière transversale la question du Genre:

(1) APPRENDRE : initiatives innovantes d’éducation à la citoyenneté mondiale ;

(2) AGIR : initiatives innovantes en faveur de la transition sociale et écologique ;

(3) S’ENGAGER : actions et campagnes innovantes d’information, de sensibilisation et de plaidoyer.

En tout 24 initiatives territoriales (3 par pays), portées par des jeunes, seront sélectionnées, financées et accompagnées!

Enfin, pendant toute la durée du projet, la communauté CARE proposera une mise en réseaux des acteurs de la jeunesses et de l’écosystème de l’éducation à la citoyenneté mondiale. Des réunions locales et internationales et des actions de mise en réseau seront organisées pour intégrer le Genre et soutenir l’engagement des jeunes en tant que “gardiens” de la dimension Genre. Les campagnes de plaidoyer sur l’équité entre les genres et la transition sociale et écologique sensibiliseront le public et renforceront le rôle des organisations et collectifs de jeunesse féministes et intersectionnels euro-méditerranéensDeux forums internationaux auront lieu dans les étapes finales du projet grâce à la participation active d’organisations, de groupes et de mouvements dirigés par des jeunes impliqués dans les activités précédentes.

Forum « Les migrations font bouger le monde »

Le 9 décembre 2023 de 9h00 à 13h puis de 14h30 à 18h00

Campus Condorcet – Centre des Colloques  place du Front Populaire 93300 à Aubervilliers

Les migrant.e.s, émigré.e.s/immigré.e.s, tissent et métissent les territoires, ici et là-bas.  Ils et elles, créent des passerelles et des partenariats durables entre leurs territoires d’origine et de destination, les « double-espace », et participent ainsi à l’atteinte des Objectifs du Développement Durable et à l’ouverture sur le monde.

 

De nombreux migrants, citoyens d’ici et de là-bas, acteurs économiques, culturels et sociaux, accompagnent et renforcent chaque jour ces initiatives. Et pourtant, l’action de tous ces acteurs est systématiquement absents des analyses et des débats publics ! C’est à nouveau le cas dans le contexte de la loi « migration et asile » en cours de débat à l’Assemblée nationale et au Sénat.

 

Pourquoi les chercheurs, pourtant quasiment unanimes pour souligner les aspects positifs des migrations, ne sont-ils pas entendus ? Pourquoi les médias ne reflètent-ils pas plus les différentes réalités des migrations et ne témoignent pas plus des initiatives de solidarité internationale portées ici par des acteurs issus des migrations ? Comment mieux comprendre les enjeux partagés qui relient les territoires entre eux, qu’ils soient « ici » ou « là-bas » ?

 

Avec ses partenaires au sein du programme ODDyssée, le Grdr-Migrations-Citoyenneté-Développement poursuit l’objectif de rendre visible les initiatives portées par les citoyens et citoyennes issus des migrations. Ils travaillent ensemble, avec les acteurs des territoires, élus, acteurs socio-éducatifs, ressortissants des diasporas, agents territoriaux, pour apprendre à mieux appréhender l’ « Autre » et contribuer ainsi au « savoir-vivre ensemble » et à la cohésion sociale.  Leurs actions d’Education à la Citoyenneté et à la Solidarité Internationale (ECSI) jouent un rôle majeur pour déconstruire les idées reçues sur les migrations. 

 

Le Forum « Les migrations font bouger le monde » vous permettra d’échanger avec des ressortissants des diasporas, des élus locaux, des chercheurs, des acteurs de l’ECSI, qui partageront avec nous leurs expériences, savoirs et initiatives. 

 

Programme prévisionnel (à suivre)

9h30-13h Table-rondes

13h-14h30 : Pause repas

A partir de 14h30 – Village associatif

14h30 – 18h00 : Ateliers au choix (en simultané)

– « Les mots des migrations »

– Débat – mouvant « Migration, Développement et solidarité internationale »

– « Sur le chemin des ODD et des migrations »

Cette conférence est organisée dans le cadre du programme ODDYSSEE, coordonné par le Grdr, en partenariat avec l’Institut Convergence Migration (ICM), la Ligue de L’enseignement du Nord et du Pas de Calais, de l’Association Nationale des Villes et Territoires Accueillants (ANVITA) et de Via Le Monde, service international du Département de Seine Saint-Denis.

Le programme ODDYSSEE est financé par l’Agence Française de Développement et la Fondation RIACE et le Forum est soutenu par le CCFD-Terre Solidaire et le Service Via le Monde (CD93).

Ce forum est financé par :

 

L’ODD Tour : Rencontre des 3 territoires pilotes du projet ODDyssée

Cette journée permettra de mettre en commun les principaux résultats des diagnostics territoriaux réalisés dans les villes de Lomme, Chambéry et Clermont-Ferrand, sur l’inclusion des mineurs Non Accompagnés et la scolarisation des enfants exilés (L’entrée de la scolarisation, de la formation et de l’insertion professionnelle comme enjeu d’accueil inconditionnel : mobilisation de l’ODD 4). Les élus locaux et agents territoriaux impliqués présenteront les cartographies produites et les conclusion de l’analyse des enjeux communs et des cas de figure propres à chaque territoire.

Cette journée sera aussi l’occasion de présenter les recommandations identifiées dans les diagnostics et discutées lors des derniers Workshops (Temps de Concert’actions) avec les élus, les agents et les partenaires en novembre pour Lomme et décembre 2022 pour Clermont-Ferrand et mars 2023 pour Chambéry.

Il s’agira de comparer comment les territoires ont avancé sur ces différentes recommandations et quelles initiatives ils ont décidé de lancer pour favoriser l’accueil. Ce sera l’occasion d’ouvrir la réflexion aux 17 ODD et à leur articulation pour penser un système d’accueil global et inclusif dans les politiques publiques d’accueil et d’inclusion des personnes exilées dans les territoires.

Ces réflexions pourront permettre de construire les bases d’une FEUILLE DE ROUTE commune aux membres de l’ANVITA qui retracerait les grandes étapes à suivre et les recommandations pour favoriser un système d’accueil global et inclusif avec un focus sur les enjeux de la scolarisation, de la formation et de l’insertion socio-professionnelle des jeunes exilés dans la ville.

Cette feuille de route pourra être partagée avec l’ensemble des territoires membres de l’ANVITA.

Lieu : La Maison des Passages
44 rue Saint Georges
69005 Lyon (Métro D : Arrêt Vieux Lyon)

Date : Mardi 4 avril 2023

Horaire : 9h à 17h